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ÇáÇãÊÜÜÜÜÜÍÇä ÇáÌåæí Ýí ãÜÜÜÜÜÜÜÜÇÏÉ ÇáÝÑäÓíÉ: ÇáãÄáÝ ÇáÇæá (1) La Boîte à Merveilles

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ÓÌøá Ýí : 31 íäÇíÑ 2008
ÚÏÏ ÇáãÓÇåãÇÊ : 110
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ÅÎæÇäí ÇáØáÈÉ

ÃÞÏã áßã ãä ÎáÇá åÐå ÇáäÇÝÐÉ

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Module I: Lire un roman autobiographique

La Boîte à Merveilles

Ahmed SEFRIOUI











Fiche de lecture

Titre: La boîte à merveille

Genre: Roman

Auteur: Ahmed Sefrioui

Date de parution:1954

Edition: Librairie des Ecoles.







L’auteur
Ahmed
Sefrioui, écrivain marocain, est né en 1915 à Fès . C’est l’un des
premiers fondateurs de la littérature marocaine d’expression française.
Passionné de patrimoine, il a occupé des postes administratifs aux Arts
et Métiers de Fès, puis à la direction du tourisme à Rabat. Il sera à
l’origine de la création de nombreux musées comme Batha, Oudaya et Bab
Rouah. Il est mort en mars 2004.








Ses œuvres
Le Chapelet d’ambre (Le Seuil, 1949)


La boîte à merveille (Le Seuil, 1954)

La Maison de servitude (SNED, Algérie, 1973).

Le jardin des sortilèges ou le parfum des légendes

(L’Harmattan, 1989)

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ÓÌøá Ýí : 31 íäÇíÑ 2008
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Résumé

L’hiver
Chapitre I
Dar Chouafa



Deux éléments déclenchent le récit : la nuit et la solitude. Le poids
de la solitude. Le narrateur y songe et part à la recherche de ses
origines : l’enfance.Un enfant de six ans, qui se distingue des autres
enfants qu’il côtoie. Il est fragile, solitaire, rêveur, fasciné par
les mondes invisibles. A travers les souvenirs de l’adulte et le regard
de l’enfant, le lecteur découvre la maison habitée par ses parents et
ses nombreux locataires. La visite commence par le rez-de-chaussée
habité par une voyante. La maison porte son nom : Dar Chouafa. On fait
connaissance avec ses clientes, on assiste à un rituel de musique
Gnawa, et on passe au premier où Rahma, sa fille Zineb et son mari
Aouad, fabricant de charrues disposaient d’une seule pièce. Le deuxième
étage est partagé avec Fatma Bziouya. L’enfant lui habite un univers de
fable et de mystère, nourri par les récits de Abdellah l’épicier et les
discours de son père sur l’au-delà. L’enfant de six ans accompagne sa
mère au bain maure. Il s’ennuie au milieu des femmes, Cet espace de
vapeur, de rumeurs, et d’agitation était pour lui bel et bien l’Enfer.
Le chapitre se termine sur une sur une querelle spectaculaire dont les
acteurs sont la maman de l’enfant et sa voisine Rahma.



ÇáÑÇæí íÚÇäí ÇáæÍÏÉ. ãä ÃÌá ÞÊá åÐÇ ÇáÇÍÓÇÓ¡ ÓíÍÇæá ÇáÑÇæí ÇáÈÍË Ýí
Ðåäå Úä ÐßÑíÇÊ ÇáãÇÖí . áÞÏ ÂÎÊÇÑ ÝÊÑÉ ÇáØÝæáÉ ÍíË ßÇä ÚãÑå áÇ íÊÌÇæÒ 6
ÓäæÇÊ. ßÇä ÇáØÝá íÚíÔ ÍíÇÊÇ ÊÎÊáÝ Úä ÈÇÞí ÇáÇØÝÇá: åæ íÍÈ ßá ãÇ åæ
ãÍÓæÓ¡ ÎíÇáí¡ æ ÈÇÝí ÇáÇØÝÇá ÈÝÖáæä ÇáãáãæÓ. ßÇä íÞØä ÏÇÑ ÇáÔæÇÝÉ¡ ÑÝÞÉ
ÌíÑÇä Ãåãåã ÝÊÇÉ ßÇä íßÑååÇ ÈÔÏÉ: ÒíäÈ. ÍíÇÉ ÇáØÝá ÊÊÑÇæÍ Èíä ÚÇáã
ÇáÎíÇá¡ æ ÇáÞÕÕ ÇáÊí íÑæíåÇ ÚÈÏ Çááå ÇáÈÞÇá æ ÇáÊí íäÞáåÇ ÇáÇÈ .


Chapitre II
Visite d’un sanctuaire


Au
Msid, école coranique, l’enfant découvre l’hostilité du monde et la
fragilité de son petit corps. Le regard du Fqih et les coups de sa
baguette de cognassier étaient source de cauchemars et de souffrance. A
son retour, il trouve sa mère souffrante. La visite que Lalla Aicha,
une ancienne voisine, rend ce mardi à Lalla Zoubida, la mère de
l’enfant, nous permet de les accompagner au sanctuaire de Sidi
Boughaleb. L’enfant pourra boire de l’eau de sanctuaire et retrouvera
sa gaieté et sa force. L’enfant découvre l’univers du mausolée et ses
rituels. Oraisons, prières et invocations peuplaient la Zaouia. Le
lendemain, le train train quotidien reprenait. Le père était le premier
à se lever. Il partait tôt à son travail et ne revenait que tard le
soir. Les courses du ménage étaient assurées par son commis Driss. La
famille depuis un temps ne connaissait plus les difficultés des autres
ménages et jouissait d’un certain confort que les autres jalousaient.


ÇáãßÇä
ÇáËÇäí ÇáÐí íÑÊÇÏå ÇáØÝá åæ ÇáãÓíÏ¡ Ãæ ÇáãÏÑÓÉ ÇáÞÑÂäíÉ. ÅßÊÔÝ ÇáØÝá
ÔÑÇÓÉ ÇáãßÇä æ ÞÓÇæÉ ÇáãÚáã. ßÇä ÏÇÆã ÇáÇáÊÕÇÞ ÈÃãå¡ íÐåÈ ãÚåÇ Åáì
ÇáÍãÇã áíßÊÔÝ ÊÝÇåÉ ÇáãæÝÞ¡ æ íÑÇÝÞåÇ áÒíÇÑÉ ÇáÇæáíÇÁ.


Chapitre III
[i]Le repas des mendiants aveugles
[/i]


Zineb,
la fille de Rahma est perdue. Une occasion pour lalla Zoubida de se
réconcilier avec sa voisine. Tout le voisinage partage le chagrin de
Rahma. On finit par retrouver la fillette et c’est une occasion à
fêter. On organise un grand repas auquel on convie une confrérie de
mendiants aveugles. Toutes les voisines participent à la tâche. Dar
Chouafa ne retrouve sa quiétude et son rythme que le soir.


င
ÍÏË ÅÎÊÝÇÁ ÒíäÈ ãåãÇ ÚäÏ ÇáØÝá ÇáÓí ãÍãÏ. ÈÚÏ Ãä ÚÇÏÊ Åáì ÇáÇÓÑÉ¡ ÃÞíãÊ
æáíãÉ ÈÇáãäÇÓÈÉ. ÅÓÊÏÚí ÅáíåÇ ßá ÝÞÑÇÁ ÇáÌåÉ. ÇáÓí ãÍãÏ æ ÒíäÈ ÞÖæÇ
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ÝíåÇ ÇáÒÌÇÌ ÇáãßÓÑ¡ æ ÈÚÖ ÇáãÓÇãíÑ æÇáÇÍÌÇÑ æ ßá ãÇ æÌÏå ãáÞì Úáì
ÇáÇÑÖ. åÐå ÇáÇÔíÇÁ ÇáÛÑíÈÉ ÊÊÍæá ãÚ ÇáÓí ãÍÏ Åáì ÔÎÕíÇÊ æ ÃÈØÇá¡ íÚíÔæä
ãåÑÌÇäÇÊ æ ÂÍÊÝáÇÊ... ÅáÇ åÐå ÇááíáÉ¡ ÃÈÊ ÚáÈÊå ÇáÚÌíÈÉ Ãä ÊáÚÈ ãÚå.




Le printemps
Chapitre IV

[i]Les ennuis de Lalla Aicha
[/i]


Les
premiers jours du printemps sont là. Le narrateur et sa maman rendent
visite à Lalla Aicha. Ils passent toute la journée chez cette ancienne
voisine. Une journée de potins pour les deux femmes et de jeux avec les
enfants du voisinage pour le narrateur. Le soir, Lalla Zoubida fait
part à son mari des ennuis du mari da Lalla Aîcha, Moulay Larbi avec
son ouvrier et associé Abdelkader. Ce dernier avait renié ses dettes et
même plus avait prétendu avoir versé la moitié du capital de l’affaire.
Les juges s’étaient prononcés en faveur de Abdelkader. L’enfant, lui
était ailleurs, dans son propre univers, quand ce n’est pas sa boîte et
ses objets magiques, c’est le légendaire Abdellah l’épicier et ses
histoires. Personnage qu’il connaît à travers les récits rapportés par
son père. Récits qui excitèrent son imagination et l’obsédèrent durant
toute son enfance.


Chapitre V
L’école coranique.


Journée
au Msid. Le Fqih parle aux enfants de la Achoura. Ils ont quinze jours
pour préparer la fête du nouvel an. Ils ont congé pour le reste de la
journée. Lalla Aîcha , en femme dévouée, se dépouille de ses bijoux et
de son mobilier pour venir au secours de son mari. Sidi Mohamed Ben
Tahar, le coiffeur, un voisin est mort. On le pleure et on assiste à
ses obsèques. Ses funérailles marquent la vie du voisinage et compte
parmi les événements ayant marqué la vie d de l’enfant.


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ÂÞÊÑÇÈ ãæÚÏ ÚÇÔæÑÇÁ¡ íÊÛíÑ ÇáÝÞíå ãÚ ÇáÊáÇãíÐ. íÕÈÍ ÃßËÑ ÈÔÇÔÉ ãÚå. áÇä
ÚÇÔæÇÁ ÊÍãá ÇáäÞæÏ æ ÇáåÏÇíÇ ááÝÞíå. áßä ÍÏËÇ ãåãÇ ÃËÑ Ýí äÝÓ ÇáØÝá¡
ÍáÇÞ ÇáÍæãÉ ãÇÊ. ÇáÍÏË ÃÑÚÈ ÇáØÝá¡ æ áÍÓä ÇáÍÙ ÊÏÎá ÇáÇÈ¡ Íßì ÞÕÉ áÇÈäå
ÝÂÑÊÇÍ åÐÇ ÇáÇÎíÑ.


Chapitre VI
Préparatifs de la fête.


Les
préparatifs de la fête vont bon train au Msid. Les enfants constituent
des équipes. Les murs sont blanchis à la chaux et le sol frotté à
grande eau. L’enfant accompagne sa mère à la Kissaria. La fête
approchait et il fallait songer à ses habits pour l’occasion. Il
portera un gilet, une chemise et des babouches neuves. De retour à la
maison, Rahma insiste pour voir les achats fait à la Kissaria.Le
narrateur est fasciné par son récit des mésaventures de Si Othman, un
voisin âgé, époux de Lalla Khadija, plus jeune que lui.


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ÇáÇÓÊÚÏÇÏ áÚÇÔæÑÇÁ. ßÇäÊ ÝÑÍÉ ÇáØÝá ÇáÓí ãÍãÏ ãÖÇÚÝÉ: ÃæáÇ áÇä ÇáÝÞíå
Úíäå ãÓÄæáÇ Úä ÝÑÞÉ ÇáÊäÙíÝ¡ æ ËÇäíÇ áÇä ÚÇÔæÑÇÁ ÊÚäí ãáÇÈÓ ÌÏíÏÉ.


Chapitre VII
La fête de l’Achoura.


La
fête est pour bientôt. Encore deux jours. Les femmes de la maison ont
toutes acheté des tambourins de toutes formes. L’enfant lui a droit à
une trompette. L’essai des instruments couvre l’espace d’un
bourdonnement sourd. Au Msid, ce sont les dernières touches avant l e
grand jour. Les enfants finissent de préparer les lustres. Le lendemain
, l’enfant accompagne son père en ville. Ils font le tour des marchands
de jouets et ne manqueront pas de passer chez le coiffeur. Chose peu
appréciée par l’enfant. Il est là à assister à une saignée et à
s’ennuyer des récits du barbier. La rue après est plus belle, plus
enchantée. Ce soir là, la maison baigne dans l’atmosphère des derniers
préparatifs.



Le jour de la fête, on se réveille tôt, Trois heures du matin. L’enfant
est habillé et accompagne son père au Msid célébrer ce jour
exceptionnel. Récitation du coran, chants de cantiques et invocations
avant d’aller rejoindre ses parents qui l’attendaient pour le petit
déjeuner. Son père l’emmène en ville.


A
la fin du repas de midi, Lalla Aicha est là. Les deux femmes passent le
reste de la journée à papoter et le soir, quand Lalla Aicha repart chez
elle, l’enfant lassé de son tambour et de sa trompette est content de
retrouver ses vieux vêtements.


ÅäÊåÊ ÇáÇÍÊÝÇáÇÊ ÈÚÏ Ãä ÞÖì ÇáØÝá ÃíÇãÇ ãä ÇáÇßÊÔÇÝÇÊ ãÚ æÇáÏå æ ÇáÓæÞ æ ãÚ ÇáäÓÇÁ æ ÛíÈÊåä ÇáãÊæÇÕáÉ.

L’été.
Chapitre VIII
Les bijoux du malheur.


L’ambiance
de la fête est loin maintenant et la vie retrouve sa monotonie et sa
grisaille. Les premiers jours de chaleur sont là. L’école coranique
quitte la salle du Msid, trop étroite et trop chaude pour s’installer
dans un sanctuaire proche. L’enfant se porte bien et sa mémoire fait
des miracles. Son maître est satisfait de ses progrès et son père est
gonflé d’orgueil. Lalla Zoubida aura enfin les bracelets qu’elle
désirait tant. Mais la visite au souk aux bijoux se termine dans un
drame. La mère qui rêvait tant de ses bracelets que son mari lui offre,
ne songe plus qu’a s’en débarrasser. Ils sont de mauvais augure et
causeraient la ruine de la famille. Les ennuis de Lalla Aicha ne sont
pas encore finis. Son mari vient de l’abandonner. Il a pris une seconde
épouse, la fille de Si Abderahmen, le coiffeur.


Si
l’enfant se consacre avec assiduité à ses leçons, il rêve toujours
autant. Il s’abandonne dans son univers à lui, il est homme, prince ou
roi, il fait des découvertes et il en veut à mort aux adultes de ne pas
le comprendre. Sa santé fragile lui joue des tours. Alors que Lalla
Aîcha racontait ses malheurs, il eut de violents maux de tête et fut
secoué par la fièvre. Sa mère en fut bouleversée.


ãä
ÇáÇÍÏÇË ÇáãåãÉ ÇáÊí æÞÚÊ ááØÝá ÅßÊÔÇÝå áÓæÞ ÈíÚ æ ÔÑÇÁ ÇáãÌæåÑÇÊ. ÃÍÓ
ÈÐá ÇáÈÇÆÚ æ ØãÚ ÇáãÔÊÑí. ÃÍÓ ÈÌÔÚ ÇáÕÇäÚíä ÇáÐíä íáÚÈæä Úáì ÛÈÇÁ
ÇáÇËÑíÇÁ.


Chapitre IX
Un ménage en difficulté.


L’état
de santé de l’enfant empire. Lalla Zoubida s’occupe de lui nuit et
jour. D’autres ennuis l’attendent. Les affaires de son mari vont très
mal. Il quitte sa petite famille pour un mois. Il part aux moissons et
compte économiser de quoi relancer son atelier. L’attente, la
souffrance et la maladie sont au menu de tous les jours et marquent le
quotidien de la maison. Lalla Zoubida et Lalla Aicha, deux amies
frappées par le malheur, décident de consulter un voyant, Sidi Al Arafi.


ÊÑÏÊ
ÍÇáÉ ÇáØÝá ÇáÕÍíÉ ßËíÑÇ. æ áÇáÉ ÒÈíÏÉ ÊÚÊäí Èå ÕÈÇÍ ãÓÇÁ. áÇáÉ ÒÈíÏÉ
ÊÚÇäí ÃíÖÇ ãÔÇßá ÒæÌåÇ ÇáãÇÏíÉ. ÍÇá áÇáÉ ÚÇíÔÉ áÇ íÍÓÏ Úáíå. ÈÏà Çáßá
íÝßÑ Ýí Ãä ÚíäÇ ÖÑÈÊåã (ÊÞæíÓÉ)

ÇáÇÈ¡ ÇáÓí ÚÈÏ ÇáÓáÇã¡ ÓíÛÇÏÑ ÇáÏÇÑ ÈÍËÇ Úä ãæÇÑÏ ÑÒÞ. ÚÇÔ ÇáØÝá æ Ããå ÍÇáÉ ÎæÝ ÑåíÈ

ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
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ÓÌøá Ýí : 31 íäÇíÑ 2008
ÚÏÏ ÇáãÓÇåãÇÊ : 110
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Chapitre X
Superstitions.


Les
conseils , prières et bénédictions de Sidi Al Arafi rassurèrent les
deux femmes. L’enfant est fasciné par le voyant aveugle. Lalla Zoubida
garde l’enfant à la maison. Ainsi, elle se sent moins seule et sa
présence lui fait oublier ses malheurs. Chaque semaine, ils vont prier
sous la coupole d’un saint. Les prédications de Sidi A Arafi se
réalisent. Un messager venant de la compagne apporte provisions, argent
et bonne nouvelles de Sidi Abdesalam. Lalla Aicha invite Lalla Zoubida.
Elle lui réserve une surprise. Il semble que son mari reprend le chemin
de la maison.


ÒÇÑÊ ÇáäÓÇÁ ÇáãÊÖÑÑÇÊ ÓíÏí ÇáÚÑÇÝí¡ æ åæ ÔæÇÝ¡ áíäÝÚåã ÈÈÑßÇÊå. ÇáØÝá ÃÚÌÈ ÈÇáÚÑÇÝ ÇáÇÚãì.

ChapitreXI
Papotage de bonnes femmes.


Thé
et papotage de bonnes femmes au menu chez Lalla Aicha. Salama, la
marieuse, est là. Elle demande pardon aux deux amies pour le mal
qu’elle leur a fait. Elle avait arrangé le mariage de Moulay Larbi.
Elle explique que ce dernier voulait avoir des enfants. Elle apporte de
bonnes nouvelles. Plus rien ne va entre Moulay Larbi et sa jeune épouse
et le divorce est pour bientôt. Zhor, une voisine, vient prendre part à
la conversation. Elle rapporte une scène de ménage. Le flot des potins
et des médisances n’en fint pas et l’enfant lui , qui ne comprenait pas
le sens de tous les mots est entraîné par la seule musique des syllabes.


Chapitre XII
Un conte de fée a toujours une chute heureuse.


La
grande nouvelle est rapportée par Zineb. Maâlem Abdslem est de retour.
Toute la maison est agitée. Des you you éclatent sur la terrasse Les
voisines font des vœux. L’enfant et sa mère sont heureux . Driss, est
arrivé à temps annoncer que le divorce entre Moulay Larbi et la fille
du coiffeur a été prononcé. La conversation de Driss El Aouad et de
Moulay Abdeslem, ponctuée de verres de thé écrase l’enfant. Il est pris
de fatigue mais ne veut point dormir. Il se sent triste et seul. Il
tire sa Boite à Merveille de dessous son lit, les figures de ses rêves
l’y attendaient.


ÚÇÏ
ÇáÓí ÚÈÏ ÇáÓáÇã. ÚãÊ ÇáÝÑÍÉ ÇáãßÇä. ÐåÈ ÇáÎæÝ ãä ÇáØÝá. áßä ÇáØÝá áÇ
ÒÇá íÍÓ ÈÇáæÍÏÉ. ÐåÈ Åáì ÓÑíÑå áíáÚÈ ãä ÌÏíÏ ãÚ ÚáÈÊå ÇáÚÌíÈÉ.








Les temps du récit, dans l’incipit de la Boite à Merveilles.

Une ouverture au présent

Le présent de l’indicatif a des valeurs différentes selon son emploi. Deux valeurs sont à retenir dans notre cas.

Le présent de l’énonciation : il correspond au moment où l’on parle.

Je songe / Je ne dors pas / Ma solitude ne date pas d’hier Ma solitude ( aujourd’hui, en ce moment)

Je
vois P3 5 (maintenant que je parle) / Il me reste cet album pour égayer
ma solitude P6 je crois n’avoir jamais mis les pieds dans un bain maure
depuis mon enfance / A bien réfléchir, je n’aime pas les bains maures
P11.


Ce
présent annonce un énoncé ancré dans la situation d'énonciation. Il
révèle la présence d’un narrateur adulte et du moment d’écriture
(moment de la parole, de l’énonciation). Il lui permet aussi de faire
des commentaires. Ce temps est courant dans des genres littéraires
comme l’autobiographie.


Le
présent de narration : il s’emploie pour rapporter des actions passées
en les rendant plus « vivantes », plus actuelles, donne une impression
de direct.


Ainsi Sefrioui a recours à ce présent pour rendre cette scène qui appartient au passé et la montrer avec un effet précis.

Au
présent: « Je vois » Ennoncé ancré dans la situation, présent de
énonciation Au passé, l’enfance… Un petit garçon de six ans dresser un
piège pour attraper un moineau Il (l’enfant) désire tant ce moineau /Il
ne le martyrisera pas / Il veut en faire son compagnon Il court / Il
revient s’asseoir sur le pas de la porte / Le soir , il rentre le cœur
gros P3


Le
MARDI, jour néfaste pour les élèves du Msid me laisse dans la bouche un
goût d’amertume. Tous les mardis sont pour moi couleur de cendre. Il
faisait froid…..


L’imparfait pour enchaîner

Le
premier chapitre de la Boîte à Merveille est dominé par l’imparfait. Ce
temps permettra au narrateur de peindre les lieux réels de son enfance,
la ruelle, l’impasse , la maison, la salle du msid, les personnages qui
l’ont marqué et le monde fabuleux dans lequel il trouvait refuge.


Deux valeurs à souligner

L’imparfait associé au passé simple, le premier pour décrire le cadre, le second pour dire la succession des événements.

Portrait + cadre de l’action

« L’école
était à la porte de Derb Noualla. Le fqih, un grand maigre à barbe
noire, dont les yeux lançaient constamment des flammes de colère,
habitait la rue Jiaf. Je connaissais cette rue. Je savais qu’au fond
d’un boyau noir et humide, s’ouvrait une porte basse d’où s’échappait
toute la journée, un brouhaha continu de voix de femmes et de pleurs
d’enfants. »


Cadre + actions

« Dès
notre arrivée nous grimpâmes sur une vaste estrade couverte de nattes.
Après avoir payé soixante-quinze centimes à la caissière nous
commençâmes notre déshabillage dans un tumulte de voix aiguës…….je
retirai mes vêtements et restai tout bête, les mains sur le ventre….


Dans
les salles chaudes, l’atmosphère de vapeur, les personnages de
cauchemar qui s’y agitaient, la température, finirent par m’anéantir.
Je m’assis dans un coin, tremblant de fièvre et de peur. Je me
demandais ce que pouvaient bien faire toutes ces femmes qui
tournoyaient partout, courraient dans tous les sens, traînant de grands
sceaux de bois débordants d’eau bouillante qui m’éclaboussait au
passage. » P9/10


L’imparfait
pour un énoncé ancré dans la situation d’énonciation Il faudrait relier
ce temps au présent d’énonciation. Les deux se confondent.


« A six ans, j’avais déjà conscience de l’hostilité du monde et de ma
fragilité. Je connaissais la peur, je connaissais la souffrance de la
chair au contact de la baguette de cognassier. » P20
ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
sanaa
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ÓÌøá Ýí : 31 íäÇíÑ 2008
ÚÏÏ ÇáãÓÇåãÇÊ : 110
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Boîte à Merveilles (Étude panoramique)



Dans
son roman intitulé la boîte à merveilles, Ahmed Sefrioui nous plonge
profondément dans l'univers d'un petit enfant lié "intimement" à une
boîte secrète capable de le transporter au-delà de la réalité. Le roman
fait s'immerger le lecteur dans la réalité d'une ville accueillante et
pour le petit enfant et pour sa mère Zoubida, particulièrement après le
départ du père, l'ex-tisserand de haïks.


Sidi
Med, enfant de six, s'infiltre sans cesse dans le monde des femmes
perpétuellement oisives et imprégnées par le quotidien dispute,
commérages, papotage etc.


Le roman est "peuplé" grâce aux récits des deux personnages féminins étant donné leur prolixité sans bride.

Le noeud de l'histoire:
La faillite du père du narrateur, Abdesslam qui a perdu son capital dans le souk.


Le "happy-end ":
- Le thème du retour est crucial dans la boîte à merveilles :
1- Le retour du père déclenche de nouveau la joie et le bonheur de la famille
du narrateur.
2- Le retour de Moulay Larbi: Lalla Aîcha reprendre du coup sa vie conjugale
Heureuse.
3- Le retour de l'enfant: Sidi Med réouvre sa boite à merveilles.


L'ethnographie:


A.Sefrioui se livre à décrire minutieusement des lieux à vocation, à la
fois religieux et culturelle. Le sanctuaire,) titre d'exemple, ainsi
que des personnages tels que sidi El Arofi, Chouafa etc. Parallèlement,
les remets non traduits du dialecte renforce ce souci ethnographique
flagrant.


Le regard de l'enfant:

Étant
donné qu'il est enfant, le narrateur à le droit de s'insinuer dans des
zones bel et bien intimes et sans aucun doute infranchissable: prenons
à titre d'illustration "le bain maure". Effectivement, la scène du bain
maure fait de l'enfant un espion qui guette le monde féminin en
franchissant toutes les frontières (description des corps des femmes:
mamelles pendantes, cuisse humides, ventre ballonnés, fesses grises…etc.


Le pacte autobiographique:

Tel
tout écrivain autobiographique, A.Sefrioui, quant à lui, promet le
lecteur de lui communiquer un récit rétrospectif sincère et véridique:
«
J'avais peut-être six ans, ma mémoire était une cire fraîche et les
moindres événements s'y gravaient en images ineffaçable. Il me reste
cet album pour égayer ma solitude, pour me prouver à moi-même que je ne
suis pas encore mort.».p.6
1- Âge propice de la mémorisation.
2- Autobiographie sincère.
3- Pérennité aspirée.
Le récit d'Ahmed Sefrioui est marqué surtout par des interventions ironiques
(l'ironie: faire comprendre le contraire de ce qu'on veut dire):
Il ironise sur Zineb qui s'intéresse à l'état maladif noir…
Il ironise sur l'altitude de L.Aîcha (la chanson…).
Le sanctuaire: un saint qui préfère intensément les chats!


Le système des personnages:
sidi Mohamed: le petit de six ans (le narrateur).
Lalla zoubida: la mère du narrateur.
Lalla aicha: l'amie de Zoubida.
Maâlam abdesslam: la père de Sidi Mohamed.Tisserand.
Lalla Kenza: la voyante.
Rahma: voisine (la mère de Zineb fille que sidi Mohamed déteste). / et femme de Driss Aouad.
Fatma Bziouya: apprenti de Mr. Abdesslam.
My laarbi: mari de Lalla.Aîcha( remariage avec la fille du coiffeur).
Abdellah l'épicier: le conteur (" Homère" du petit Sidi Mohamed).
Sidi El Arofi: le voyant aveugle qui va rassurer L.Zoubida et son amie L.Aîcha.
Abderrahmane:le coiffeur.
Salama: La marieuse qui va unir My.Larbi et sa 2ème épouse.
Zhor: la voisine de L. Aîcha qui lui a communiqué la vie que mène My.Larbi auprès de sa seconde épouse.
Hammoussa: le collègue de Sidi Mohamed.


La structure de l'œuvre: 12 chapitre.
v Chapitre1:
- La solitude de l'enfant.
- Les habitants de Dar Chouafa.
- Les cérémonies de la voyante.
-La dispute: Zoubida et Rahma.


v Chapitre 2:
- Le Msid: un espace étouffant.
- La visite du sanctuaire: L.Aicha / L.Zoubida.
- (Le mausolée): Ali Boughaleb.

v Chapitre 3:
- Le fqih du Msid: une misère ridicule.
- La disparition de Zineb __ son retour était l'occasion
d'organiser une cérémonie.


v Chapitre 4:
- La visite de Lalla Aîcha: Zoubida et Aîchase livrent à leur
commérage et Sidi part à aux jeux avec les enfants.
- My escrocé par Abdelkader. (Déboires).

v Chapitre 5:
- La faillite de My Larbi (L.Aicha vend ses bijoux).
- La mort du coiffeur Sidi Mohamed Ben Taher.


v Chapitre 6:
- Le nettoyage du Msid fait par les enfants: rixe enfantine.
- L'achat des nouveaux vêtements à l'occasion de Achoura.


v Chapitre 7:
-Les festivités de l'Achoura: Sidi Mohamed part au Msid pour festoyer
l'occasion.


v Chapitre 8:
- Le combat entre le père du narrateur avec le dellal rusé. (Le jour où il
emmène Zoubida pour lui acheter des bracelets).
- Le remariage de My Larbi.


v Chapitre 9:
- Ruiné, après avoir perdu son capital, Abdesslam laisse sa famille pour
aller travailler aux tau bourgs de Fès: afin de rétablir son atelier.
- La visite de Lalla Aicha:
Changement de celle-ci.
Décision d'aller consulter le voyant Sidi El Arofi.


v Chapitre 10:
- La visite de Sidi El Arofi: La voyant aveugle a pu remédier aux
commentaires féminins.
- Le père, absent, parvient à ravir sa petite famille délaissée par l'envoi
d'une somme d'argent.

v Chapitre 11:
- Le martyre dont souffre My Larbi auprès de sa nouvelle épouse.
- Salma, la marieuse, avoue sa responsabilité.


v Chapitre 12:
- L'abstinence du petit Sidi Mohamed aller au Msid.
- Le retour: - du père (joie de la fille).
- de My.Larbi (tranquillité d'âme de Lalla Aicha).
- La réouverture de la boite merveilleuse par le petit enfant, qui s'insinue
de nouveau dans son petit monde.





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yassin
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ÓÌøá Ýí : 30 íäÇíÑ 2008
ÚÏÏ ÇáãÓÇåãÇÊ : 84
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merci
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ÇáÇãÊÜÜÜÜÜÍÇä ÇáÌåæí Ýí ãÜÜÜÜÜÜÜÜÇÏÉ ÇáÝÑäÓíÉ: ÇáãÄáÝ ÇáÇæá (1) La Boîte à Merveilles

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